Jusqu’au début du mois, c'était le secret le mieux gardé en ville. Il s’agit de la Montréalaise Helena Deland et sa musique folk-rock planante. Atmosphérique, devrais-je ajouter et parfois agrémentée d’un solo de guitare aux accents rock-blues.
Son album de quatre titres, Drawing Room, est sorti il y a près de trois semaines (disponible sur Bandcamp). Fait à noter, les arrangements, l’enregistrement et le mixage relèvent de Jesse Mac Cormack. Ci-dessous, les pièces Baby et Aix, deux extraits de son EP.
Une voix superbe sous une musique cinématographique. Et les émotions qui défilent.
Dans la lignée des meilleures chanteuses de soul R&B du style Beyonce et Selah Sue en tête, inscrivez le nom de Kiah Victoria.
Elle est de New York et sa nouvelle pièce s’intitule Hollow, tirée de son album Everybody à paraître le 23 septembre.
« J’ai écrit cette chanson deux jours après l’attaque de Paris. Tout était hyper surréaliste et je voulais transcrire ce moment, d’expliquer Kiah à propos de Hollow. Chose étonnante, nous ne devons pas être aussi terribles que nous sommes capables de l’être. »
CM pour Computer Magic, le projet électro spatial de l’auteure-chanteuse Danielle «Danz» Johnson. Née et élevée dans les Catskills (État de New York), Danielle a vécu par la suite à Tampa où, autodidacte, elle a appris la musique et lancé plusieurs album EP gratuitement sous le nom de Computer Magic. Et le succès est venu du Japon.
Depuis, Computer Magic a écrit plusieurs jingles pour le pays du Soleil-Levant en plus de s’y produire sur scène.
Son dernier album Davos (12 chansons) est sorti en octobre 2015 sous sa propre étiquette de disques, Channel 9 Records et Computer Magic produira elle-même son prochain EP de cinq pièces, Obscure but Visible, qui sera disponible le 7 octobre. D'ailleurs, l’extrait Dimensions fut mis en ligne la semaine dernière.
De l’électro-pop bien mijotée directement de la quincaillerie de Computer Magic.
Un duo magique réunissant les voix de Elsa & Emilie (aka Elsa Søllesvik et Emilie Haaland Austrheim) qui ensemble unissent leurs talents depuis l’âge de 13 ans.
Un premier album, Endless Optimism (8 pièces) leur a valu une nomination à titre de révélation de l’année lors de la remise des Grammys en Norvège, il y a deux ans.
La pièce Au Volant est un extrait du prochain album (2017).
Voix, guitares et synthés sous une mélodie accrocheuse.
À la suite d’un remue-ménage au sein de la formation alors que Kendra Mckinley à la guitare et la bassiste Miriam Speyer allaient désormais accompagner Ian et Keith sur scène lors de la tournée automnale de Trails And Ways, la formation californienne lançait en début de semaine un deuxième extrait de l’album Own It à paraître en octobre.
La pièce s’intitule Happiness. Et on y retrouve en plus la voix et l’inspiration de l’auteure-chanteuse Madeline Kenney.
Maccie, de son vrai nom Maccie Paquette, auteure-chanteuse qui adore la scène. Née à Ottawa, Maccie est aujourd’hui installée à Toronto.
Il y a deux jours, Maccie y allait de sa meilleure pièce à ce jour, Bleed.
La chanson porte sur le désir sexuel intense jusqu'à ce qu'il devienne une obsession l'emportant sur tout. Sur un fond musical sombre, glacial et industriel, Maccie martèle : « But don't forget to breathe. »
En quatre chansons, elle a su conquérir son pays, la Norvège, d’où elle origine et l’Europe avec sa dream pop glacée aux synthés.
C’est Anna Of The North, le projet de la chanteuse Anna Lotterud qui tricote le tout en compagnie du producteur Brady.
Ce fut Oslo, puis les pièces The Dreamer et Baby. Fin de semaine dernière, Anna Of The North revenait avec Us. Le duo vient de compléter une tournée avec le DJ Kygo que l’on a pu voir hier à la cérémonie de clôture des JO de Rio.
Le rythme punk de Zuzu (installée à Liverpool) convainc du talent de cette nouvelle venue prête à vous tenir en éveil longtemps.
Get Off est son premier single dont les sonorités britanniques sont influencées par les années 70.
Tout y est. Suffit d’écouter une fois. Et de recommencer…
Là-bas, Zuzu a déjà assuré l’ouverture du spectacle de Courtney Barnett.
Il en pleut des éloges. Pour chaque nouvelle pièce… Et ça vient des webzines connus et reconnus tandis que leur musique se classe dans la pop expérimentale.
Voici l’étonnant groupe Look Vibrant. De Montréal. Au début, il y avait Justin Lazarus et Matt Murphy, un duo qui est devenu au fil du temps un quintette avec les ajouts d’Andrew David, Eli Kaufman, Alex Rand… et une première chanson qui les réunit.
Entraînante et nerveuse, la pièce s’intitule Bull & Eagle.
Rapide sur la guitare et les percussions, les voix aiguisées à l’unisson.
Voici Courtship. Un duo de Los Angeles qui réunit Eli Hirsch et Micah Gordon qui ont contribué à d’autres projets musicaux dans le passé.
Pourtant, rien ne les conviait à travailler ensemble. Eli a grandi à Portland et joue depuis l’âge de 13 ans dans des groupes rock alors que Micah est à Los Angeles à titre de pianiste de jazz. Leurs inspirations : Passion Pit, MGMT et Stevie Wonder entre autres.
Le duo y va d’une première pièce, la joyeuse électro pop Stop For Nothing.
Shadows of the Moon, c’est la chanson-titre du premier extrait de l’album solo (10 pièces) de Matt Borck, auteur-compositeur-chanteur et producteur à l’indie-rock.
Le gars de Langley en Colombie-Britannique est également frontman et guitariste au sein du trio YUCA bien implanté dans l’Ouest canadien depuis plus de 10 ans.
Un pur et dur de sa passion, la musique avec les hauts et les bas de la vie et les coeurs brisés. L'auteur décrit son cheminement comme un long voyage sans itinéraire ni boussole. « Mais dit-il, en route, j'ai trouvé la vie et mes chansons sont façonnées de ces histoires.
« Je compose mes textes depuis que je suis en tournée avec YUCA et Shadows of the Moon est l’une des premières chansons que j’ai écrites avec ma petite fille qui pouvait répéter les paroles mot pour mot. »
Et sous la voix assurée de Matt Borck, Shadows of the Moon devient une pièce bien ciselée et un rock d’antan brassé au goût d’aujourd’hui.
Ça s’intitule Small Talk, œuvre du duo The Linedots avec Evangeline Ling et Kevin Emre. C’est jeune et extrêmement accrocheur avec synthés en tête et guitares qui résonnent comme un ballon qui se dégonfle quand on étire l'extrémité. De la pop alternative bonbon.
Un album réellement plaisant à écouter. On y retrouve plein de sonorités qui nous rappellent les années Beach Boys, Beatles, New Order et autres. Les références sont multiples. On y retrouve même du Erik Satie (Trois Gymnopédies) dans la superbe Give & Take qui m'a rappelé le collectif australien The Avalanches.
L’album s’intitule Virtual Islands. C’est le troisième album de ce duo étonnant au nom baroque, Gypsy & The Cat, projet qui réunit Xavier Bacash et Lionel Towers. Le band, formé en 2010, est bien installé au pays des kangourous.
À vrai dire, tout l’album est rafraîchissant. Un kaléidoscope musical, estival et ensoleillé sous la magique production de Dave Fridmann (Tame Impala, MGMT, Neon Indian, The Flaming Lips). Ça donne une idée du contenu tous azimuts.
Ci-dessous, trois extraits de Virual Islands : Give & Take, Life ainsi que le clip Inside Your Mind.
Un voyage au coeur de la musique pop… d’où émerge un feu pour chauffer les guimauves.
Une première pour le duo Port Of Spain qui réunit la voix d’Amy Rose et la musique et la production de Julian Ainslie.
Le duo australien de Bondi Beach a pondu Blind il y a trois ans avec piano et harpe avant que la pièce ne subisse une cure d’ajustements à l’électro planant.
Une inconnue pour moi. Plus maintenant. L’Australienne de Sydney ELKI et la pièce Thunder.
La mélodie est accrocheuse. Par la voix, le rythme, les percussions surprenantes. En fait, toute la construction et les arrangements. De la très bonne pop. Voilà.
Et au final, ELKI pose la question : Que voulez-vous de moi?
À chaque minute, les guitares explosent et affirment leurs lignes mélodiques vivement, irrésistiblement alors que les percussions s’installent en appui.
La pièce s’intitule Plungepool. Les auteurs, le quatuor Hot Dreams qui baigne allègrement dans l’altenatif-rock.
Une première chanson pour ce jeune band qui assume aussi la production de son matériel.
Une note de 9 pour ce plongeon. Bravo.
Hot Dreams réunit Cam Fyall, Kai Fennell, Aaron Clarke et Alex Bloomfield. Photo : Josh Renaut.
Parfois, il suffit d’une chanson que l’on écoute en boucle pour chasser la morosité, la fatigue mentale.
En fait, quand les oreilles souhaitent écouter de la musique-remède. Rien de compliqué. Quelque chose de suffisamment planant pour s’évader. Comme savent si bien le faire Wild Nothing, The War On Drugs, Trails and Ways, entre autres.
Et ce matin est apparue la pièce I Knew You du quatuor Seeing Hands.
Les voix à l’unisson et les guitares aux sonorités joyeuses de la jangle pop.
I Knew You est la première d’une série de chansons qui seront dévoilées au cours des prochains mois.
En attendant, c’est une brise estivale chaude et bien accueillie.
Seeing Hands, dans l'ordre, Kev Curran, Jon Esteban Varty, Nick Hodgson et Liam Guillan.